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L’accessibilité des narcotiques

L’accessibilité des narcotiques - Stef Perreault

Je ne savais pas que ça pouvait être aussi facile que ça… Mais, il semble que quelqu’un qui sait exactement où aller, peut se procurer du LSD, ou un autre type de drogue chimique sans trop de difficultés, à l’université McGill, sur le campus central à Montréal. Oui, ce produit qui pourrait sûrement servir au débouchage de drain, tellement il est puissant et toxique, et qui rend les gens complètement perdus pendant un certain temps (moi, je déteste cette drogue parce que je trouve que je me sens trop étourdi quand quelqu’un en glisse dans un de mes breuvages par exprès en espérant que je devienne accro), se vend, selon les rumeurs, dans le sous-sol de l’université en tant que telle.

La source qui m’a donné cette information est un ancien étudiant en neuropsychologie, et donc, suivait les cours pour obtenir son diplôme directement à cet endroit. Il dit que certaines études de laboratoire qui se poursuivaient proche de ses salles de classe tentaient de rendre des gens dépendants de cette drogue toxique et dangereuse. Il continue en disant que c’est louche, qu’autant de ses collègues de classe pouvaient s’en procurer facilement, et à un coût très abordable. Je suis encore surpris d’entendre ça, car après tout, c’est une université prestigieuse qui abrite un tel manque d’éthique. Pourquoi feraient-ils des études de la sorte ? Mon ami répond que c’est pour réduire le niveau d’intelligence de certaines personnes-clés. Oui, poursuit-il avec un sourire gêné, ça semble comme une histoire parfaite pour un film de fiction policière, ou quelque chose du genre, mais c’est la vérité. Il finit en m’assurant que ce ne sont que des rumeurs, alors je peux croire ce qui me plaît. Mais, il a vu trop de gens en parler, et il a été témoin de trop de gens devenus dépendants à cette substance chimique, concoctée à même ces laboratoires, pour penser que ce n’est qu’un mythe.

Je me suis donné le temps de digérer cette histoire avant de me rendre compte que ceci pourrait être une des raisons, pourquoi tant de personnes se retrouvent avec des troubles de mémoire le lendemain d’une brosse. L’alcool, ça peut rendre amnésique, mais n’ai-je pas fini par devenir malade après en n’avoir bu que seulement deux ou trois verres ? Serait-il possible que je me sois fait donner de cette drogue dans mon verre sans m’en apercevoir ? Je sais que je suis un homme, et que je doute que l’intention était de m’agresser, mais si on cherchait plutôt à me donner envie d’en acheter ?

 

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Célibataire à mi-temps, professeur de français intérimaire, je me consacre à l’écriture de nouvelles depuis plusieurs années. Entre les remous de ma vie amoureuse, professionnelle et familiale ma vie est souvent chamboulée. Laissez-vous attirer par le charme de mes tribulations hebdomadaires.